Coup d'oeil...

Un premier coup d’oeil est bien insuffisant pour comprendre la Camargue. Car derrière son apparente uniformité se cache une réalité multiple et diverse, façonnée au fil du temps, non seulement par les forces changeantes de la nature mais aussi par la présence et l’intervention incessante des hommes. C’est donc à une véritable découverte que le visiteur d’où qu’il vienne est convié. Les pages de ce livre sont loin de tout dire. Mais elles auront atteint leur but si elles disent assez pour donner l’envie de parcourir la Camargue, et chemin faisant, de poursuivre plus avant dans l’histoire et dans les paysages.
Samedi 17 novembre 2007

Aigues Mortes est entrée et reste dans l'histoire grâce à son héritage médiéval. Mais son histoire ne s’arrête pourtant pas là. D’autres évènements vont la marquer de leur empreinte. La guerre de cent ans d’abord où la cité fut le théâtre d’affrontements sanglants entre Armagnacs et Bourguignons (factions ennemies, les premiers tenant de la maison de France, en lutte contre les anglais, alliés des seconds). Investie par les Armagnacs, reprise par les Bourguignons, ces derniers y furent massacrés en si grand nombre en 1421 qu’ils sont jetés dans une tour – dite depuis la tour des Bourguignons – et salés pour éviter la putréfaction ! Plus tard, les guerres de religion y laisseront de sinistres traces, lorsque la ville, place forte protestante, subira les persécutions déclenchées par la révocation de l’Edit de Nantes en 1685 sous Louis XIV. Emprisonnés dans les tours de l’enceinte, les protestants y attendront leur déportation hors du Royaume. La tour de Constance servira de geôle au chef camisard Abraham Mazel qui parviendra cependant à s’enfuir…Marie Durand, elle, y restera pendant 38 ans, jusqu’en 1768 !

Chateaubriand, Mérimée, Maurice Barrès, ont parmi beaucoup d’autres écrivains et artistes aimé Aigues-Mortes. Sans doute ont-ils admiré la ville comme le fait le visiteur d’aujourd’hui en flânant depuis la tour de Constance (ci contre) vers les remparts et la place Saint Louis. L’accès à la tour de Constance se fait par l’ancien hôtel du gouverneur et par un pont dormant. La tour date de Saint Louis. Elle est donc antérieure aux remparts. Avec ses 32 mètres de haut, et ses murailles épaisses, elle semble défier le temps. On pénètre au rez-de-chaussée par la salle des gardes conçue pour résister aux assauts extérieurs et dominée par une coursière pratiquée sous la voûte, 11 mètres au dessus, d’où il était possible aux archers de décocher leur volée de flèches sur l’assaillant qui aurait réussi à pénétrer au rez-de-chaussée. Un escalier permet d’accèder à cette coursière avant de continuer vers la salle haute des chevaliers. Au sommet de la tour se dresse une tourelle qui servait de phare et aussi de poste de surveillance des embarcations assujetties (déjà) à une taxe de circulation. Le fisc veillait ! Sur la terrasse, la vue s’étend magnifique, depuis la mer jusqu’à Nîmes et les Cévennes.

Les remparts forment un quadrilatère qui s’étend sur 1634 mètres et comporte 10 portes fortifiées et 5 tours. Ils sont construits en pierre calcaire de Beaucaire et des beaux.

Le front ouest relie la tour de constance à la tour des Bourguignons et s’ouvre en son milieu par la porte des Remblais. Le front sud délimite l’espace où s’amarraient jadis les galères : d’où le nom de ses portes : Marine, Arsenal, Galion, organeau (anneau de fer servant à amarrer les navires). La porte des moulins demeure le témoignage d’une activité depuis longtemps disparue.

Le front Est est pourvu de deux tours. La tour Poudrière et la tour de Villeneuve – et de deux portes : la porte de la Reine, ainsi appelée en souvenir d’Anne d’Autriche, épouse de louis XIII, venue assiéger la ville protestante en 1622 ; la porte des Cordeliers, proche de l’ancien couvent fondé par saint Louis au bénéfice des moines de cet ordre.

Le front nord est défendu par deux tours : la tour de la Mèche (une mèche servant à allumer des armes à feu y était tenue prête en cas d’attaque) et la tour du Sel. Deux portes y sont également édifiées : la porte Saint Antoine et la porte de la Gardette. Cette dernière est la porte principale de la ville.


La place Saint Louis (ci contre) occupe le centre autour duquel s’est édifiée la ville. L’église Notre dame des Sablons y fut consacrée au culte en 1248. Simple église paroissiale à l’origine, elle acquit le statut de collégiale après la sécularisation de l’abbaye de Psalmody. Elle a été remaniée au 17ème et 18ème et restaurée en 1964. La place accueille la statue du fondateur de la ville, œuvre du sculpteur James Pradier, inaugurée en 1849.

A proximité se trouvent les chapelles des Pénitents gris et des pénitents blancs. Ces deux confréries – que l’on désignerait aujourd’hui par le terme d’association caritative – ont vu le jour à partir du 15ème pour suppléer à la disparition des Cordeliers, ordre pour lequel Saint louis avait initialement fondé un couvent. Premiers venus, les pénitents gris, ainsi nommés à cause du froc gris dont ils étaient vêtus donnèrent naissance à une nouvelle confrérie, les pénitents blancs qui remplissaient les mêmes fonctions (assistance aux malades et aux nécessiteux). Chacune des deux confréries avait son lieu de culte. Les bâtiments qui subsistent sont le résultat des restructurations et des restaurations rendues nécessaires par les destructions des guerres de religion et de la période révolutionnaire.

Coursière : couloir.
Froc :
sorte de robe serrée à la taille. Les pénitents portaient également une cagoule.

Texte : Dominique Balaÿ et Francis Balaÿ
Images : Baptiste Rossi Logo Wikimedia Commons fichiers provenant de Wikimedia Commons

Plan de la cité médiévale d'Aigues Mortes. Issu du Dictionnaire raisonné de l'architecture française du XIe au XVIe siècle, par Eugène Viollet-Le-Duc, 1856.
Par Dominique Balaÿ - Publié dans : camargue
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Mercredi 10 octobre 2007

Midi Libre, édition du Dimanche 30 septembre 2007

Ce qu'a voulu l'auteur - qui dans une autre vie fut professeur d'histoire - c'est avant tout transmettre. « J'ai dédié ce livre à mes enfants parce que j'espère qu'ils pour­ront voir la Camargue telle que moi je l'ai vue. » Et mê­me si le livre plutôt consen­suel ne s'en fait pas l'écho, la Camargue est un pays difficile et compliqué. Dominique Balaÿ a donc fait le choix de travailler avec une double mé­thode.

L'enthousiasme d'abord. Ce­lui de la rencontre avec les ha­bitants, les scientifiques, pres­que un travail d'enquête... « J'y suis allé et je leur ai dit : "Racontez-moi votre Ca­margue" "Dites-moi comment vous y vivez". Et tout le mon­de nous a ouvert les portes. » La recherche ensuite. Domini­que Balaÿ s'est aussi penché sur les cinq mètres linéaires "sujet Camargue" que compte Carré d'art. « La vraie diffi­culté c'est qu'il n'y a pas d'ouvrage central de référen­ce, mais des auteurs comme Pierre Dupuy, Denys Colomb de Daunant ou Mistral m'ont offert une ap­proche du territoire. » Après un an et demi de travail : six mois d'enquête, six mois de recherche et six mois de ré­daction le manuscrit final a vu le jour. « Comme toujours j'ai trop écrit mais toutes les personnes à qui j'ai fait reli­re mon texte ont trouvé que c'était un livre rigoureux, conforme à la réalité du mo­ment... », précise l'auteur.

Outre l'écriture une large place a été faite à l'iconogra­phie comme en témoignent les illustrations de Jean Cubaud ou les photographies de Jean Roché. Le livre à destina­tion des enfants et des adultes a déjà reçu un très bon ac­cueil auprès du public. «Je n'ai que de bons retours et souvent ce sont les grands-mè­res qui achètent le livre pour leurs petits-enfants », com­mente encore Dominique Balaÿ qui à l'occasion de ce travail avoue n'avoir fait que des bonnes rencontres.

Loin du côté réducteur de grands espaces peuplés de chevaux et de taureaux. « Comme quoi les Camarguais ne sont pas aussi épineux qu'on veut bien le dire du moment qu'on est animé d'une démarche humble. » Et pour finir Domi­nique Balaÿ s'est découvert de véritables racines en Camargue

Un de ses petits-neveux Théophile a une grand-mère qui était la cousine de... Fanfonne Guillerme. Alors soit le monde est petit, soit il est diffi­cile de croire au hasard...

Véronique Bennouar-Bonacchi


Par Dominique Balaÿ - Publié dans : camargue
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Mardi 9 octobre 2007

Voici la carrière du livre Il était une fois l'île de Camargue dans les médias et les vitrines :

Presse

- Midi Libre

- Midi Loisirs

- Marseille l’hebdo

- Gazette de Nîmes

- Gazette de Montpellier

- En scène Montpellier

- Gard Magazine

- Le réveil du Midi

 

TV

- France 3 Languedoc

- Télé miroir

Radio

-France Bleu / Radio France

-Radio Ecclesia

Web

-Business portal

-Category

-Buzz Buzz

-Big annuaire

-Spectable

-Medias libres

-Communique. fr

-Publiciblog

-Web Provence Edito

-PACA Communiqués

-Paris Communiqués

-Sortir / En scènes (Montpellier, Marseille, Lyon)

-Camargue.fr

-FFCC (fédération française de course camarguaise)

-Ricochets.org

-Forum Camarguais …

 

Signatures/Rencontres

- Librairie L’eau vive, Nîmes

- Librairie Teissier/médiathèque de Manduel

- Librairie  Lettres de mon moulin, Nîmes

- Librairie Goyard,Nîmes

- Festival Entre Terre et Mer, Le Grau du Roi

- Salon Les jardins du Livre, Nîmes

-Librairie Catygor, Aigues Mortes

 

Blog

Plus de 10000 visiteurs uniques  à ce jour sur le site http://iledecamargue.blogspot.com/

Par Dominique Balaÿ - Publié dans : camargue
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Jeudi 21 juin 2007

Couverture du livre

La première page avec une illustration de Claude Viallat

Une photographie de cabane de gardian par Jean Roché


Exemple de pages intérieures du livre (illustration originale de Jean Cubaud)

Par Dominique Balaÿ - Publié dans : camargue
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Jeudi 21 juin 2007

Un grand merci à En Scènes pour son intérêt et sa curiosité, et tous nos voeux de succès au nouveau portail Sortir Grand Lyon.
http://www.montpellier.enscenes.eu/lire
http://www.lyon.sortir.eu/lire/ENM_Critiques_view


"Dominique Balaÿ signe avec Francis Balaÿ et Jean Cubaud une nouvelle version des ''Il était une fois...''. Il nous entraîne cette fois-ci dans la mystérieuse terre de Camargue.
Après Nîmes et Montpellier, Dominique Balaÿ continue sur sa lancée des ''Il était une fois...'' en s'attaquant à la Camargue. Pas de grosse surprise avec cet opus publié aux éditions des Falaises si ce n'est une place plus importante consacrée à la photographie notamment dans les premières et dernières pages de l'ouvrage.
Pour le reste, pas de révolution donc. L'auteur garde le même schéma que pour les principales villes languedociennes. Un format à l'italienne (allongé), une couverture attrayante, un découpage en chapitres clairs, des explications pour les mots '' compliqués'', Il était une fois… l'île de Camargue est un parfait ouvrage pour les jeunes lecteurs ciblés (enfants et adolescents). On y apprend la topographie des lieux (oui, la Camargue est une île !), on se penche sur l'extraordinaire richesse de la région que ce soit au niveau de la flore ou de la faune ou on repère les lieux incontournables de cette terre particulière (parc ornithologique, marais).

Les traditions ne manquent évidemment pas à l'appel avec les chevaux et les taureaux et les auteurs n'oublient pas de s'attarder sur l'histoire des principales communes du secteur : Arles, Aigues-Mortes, Les Saintes-Maries-de-la-Mer et Salin-de-Giraud. De quoi se faire une idée plus précise de la Camargue, cette terre vivante entre ciel et eau."

Nicolas Montard
Par Dominique Balaÿ - Publié dans : camargue
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